Par la rédaction Ombodhi · Publié le · Mis à jour le · environ 8 min de lecture
Pour aborder les risques psychosociaux (RPS), partez du travail et de son contexte. La conception et la gestion du travail, ainsi que ses contextes sociaux et organisationnels, font partie des facteurs psychosociaux; parmi les exemples cités figurent la charge de travail, les exigences émotionnelles et le soutien social, selon le glossaire de l’EU-OSHA. Pour choisir une démarche, le plus utile est de distinguer les éléments liés à l’organisation du travail des pratiques individuelles qui peuvent les accompagner.
L’essentiel en 30 secondes
- Commencez par décrire la situation de travail et les facteurs que vous souhaitez examiner.
- Privilégiez une réflexion collective pour construire la prévention.
- Utilisez les outils de repérage comme des appuis à la réflexion, non comme une réponse toute faite.
- Choisissez une pratique individuelle en complément des actions collectives.
- Si la démarche est difficile à conduire sans aide, un accompagnement professionnel peut être envisagé.
Que recouvrent les RPS pour les équipes et les personnes concernées ?
Les RPS renvoient à des facteurs liés au travail et à son contexte, et non à une lecture isolée des personnes. L’EU-OSHA décrit ces facteurs en lien avec la conception et la gestion du travail, ainsi qu’avec ses contextes sociaux et organisationnels.
Pour décrire une situation, nommez d’abord l’aspect du travail que vous souhaitez examiner. Il peut s’agir de la charge, des exigences émotionnelles ou du soutien social, des exemples cités par l’EU-OSHA. Garder ces éléments distincts aide à formuler une question précise sans réduire l’analyse à une impression générale.
Le contexte mérite la même attention. Reliez chaque élément à l’organisation ou aux conditions du travail concernées. Une description concrète permet ensuite de discuter de la situation et des pistes d’action sans attribuer d’emblée une cause à une personne.
L’exposition à des dangers psychosociaux peut affecter la santé physique et psychologique des personnes salariées, selon la page de l’EU-OSHA sur les risques psychosociaux et la santé. À l’échelle collective, les RPS peuvent aussi avoir des répercussions organisationnelles et économiques pour les entreprises, ainsi qu’un coût pour la société, indique l’INRS dans sa présentation des conséquences des RPS.
Pour préparer une discussion utile, formulez séparément le facteur à examiner et le contexte de travail auquel il se rattache. Cette approche garde l’analyse centrée sur le travail et facilite le choix d’une suite adaptée.
Quelles ressources de l’ANACT et de la CNESST consulter pour les RPS ?
Pour commencer par une réflexion collective, l’outil INRS « Faire le point RPS » est un repère concret pour les petites entreprises : il comprend une quarantaine de questions à renseigner collectivement, selon la page de présentation de l’outil.
Le choix le plus simple est de partir des questions de l’outil et de les examiner ensemble. Notez les sujets qui font consensus et ceux qui appellent une discussion plus approfondie. L’objectif est de faire émerger des éléments à traiter, pas de transformer les réponses en diagnostic automatique.
Pour que l’échange débouche sur une suite, reliez chaque sujet retenu à une question sur le travail : qu’est-ce qui se passe, dans quel contexte et quel aspect souhaitez-vous faire évoluer ? Cette façon de procéder aide à garder les constats distincts des solutions envisagées.
Le point de départ recommandé est donc un repérage partagé, plutôt qu’une interprétation individuelle des difficultés. Les ressources choisies ensuite gagneront à servir cette même démarche : éclairer le travail concerné et soutenir une discussion collective.
Comment intégrer la régulation nerveuse aux ressources de l’ANACT et de la CNESST ?
Une démarche de prévention collective est également nécessaire, rappelle l’INRS dans sa page consacrée à la prévention. La priorité éditoriale est donc de garder visibles les deux niveaux : les actions sur le travail et la place éventuelle d’une pratique individuelle.
Pour examiner leur articulation, formulez d’abord la question collective à traiter, puis précisez le rôle que pourrait jouer la régulation individuelle. Cette distinction évite de présenter une pratique individuelle comme la réponse principale à une situation qui concerne aussi l’organisation du travail.
La page d’AMPLIFY présente un parcours associant régulation du système nerveux du dirigeant, transformation de l’organisation et documentation de la démarche Loi 27. Pour choisir un accompagnement, comparez le contenu présenté avec le besoin concret de votre organisation, sans confondre cette offre avec une démarche universelle.
Le programme entreprise d’Ombodhi est annoncé sur 12 semaines. La même page présente la phase de groupe comme un groupe de pairs organisé en deux groupes de cinq personnes. Ces éléments permettent de situer le format avant de décider s’il correspond à votre besoin.
La recommandation reste la même quel que soit le format retenu : gardez la prévention collective au centre et présentez la régulation individuelle comme un complément.
Quels repères permettent de distinguer les familles de RPS avant de choisir une action ?
Pour choisir une action, reliez le facteur examiné à une situation de travail précise. L’INRS présente le questionnaire de Karasek comme l’un des outils connus pour repérer des facteurs de risque dans un contexte de travail donné, dans sa présentation des facteurs de risques psychosociaux.
Un outil de repérage donne un cadre à la réflexion; le choix de l’action demande ensuite de revenir à la situation décrite. Séparez ce qui est observé dans le travail, le facteur que vous souhaitez examiner et l’action envisagée. Vous éviterez ainsi de confondre une catégorie de repérage avec une conclusion définitive.
L’accumulation de facteurs de risque est un élément à prendre en compte lorsqu’on adapte une action à une situation de travail, indique l’INRS dans sa présentation des facteurs de risques psychosociaux. Le choix le plus utile est celui qui répond aux éléments réellement décrits, plutôt qu’une solution identique appliquée à toutes les situations.
Quand plusieurs pistes se présentent, explicitez le facteur visé par chacune et comparez leur lien avec la situation de travail. Si ce lien reste imprécis, clarifiez d’abord la description au lieu de transformer l’outil en verdict.

Comment adapter les pratiques de régulation aux situations de travail et au vécu individuel ?
Pour adapter une pratique de régulation, tenez compte à la fois de la situation de travail et de ce que la personne exprime. La prise en compte de l’accumulation des facteurs de risque, signalée par l’INRS, aide à ne pas isoler un élément du contexte dans lequel il apparaît.
Une méthode utile consiste à séparer la description du travail du vécu individuel. Notez le facteur ou la situation examinée, puis formulez le besoin exprimé sans lui attribuer une explication qui n’a pas été donnée. Cette distinction laisse une place au point de vue individuel tout en maintenant l’analyse ancrée dans le travail.
Le choix le plus pertinent est celui qui correspond à la situation décrite et au rôle attendu de la pratique. Si une proposition individuelle est envisagée, rattachez-la explicitement à la démarche collective qu’elle accompagne.
Quand privilégier un accompagnement professionnel plutôt que poursuivre seul ?
Un accompagnement professionnel peut être envisagé lorsque la démarche de prévention est difficile à mettre en œuvre sans aide, indique l’INRS dans sa page sur la prévention des risques psychosociaux.
Pour décider si ce soutien correspond à votre besoin, précisez ce qui bloque : la compréhension de la situation, le choix des pistes ou l’organisation de la démarche. Le critère pratique est votre capacité à définir une prochaine étape et à la relier aux sujets examinés.
Le programme entreprise présenté par Ombodhi comprend un module SST affiché entre 2 500 $ et 50 000 $, selon la taille de l’organisation. La page annonce également un suivi annuel avec séance mensuelle, mises à jour et attestation maintenue. Ces modalités donnent des repères concrets pour apprécier le format proposé.
Un guide est proposé aux DRH, PDG et directions générales; il comprend un diagnostic situationnel, des grilles de lecture et des implications Loi 27, selon la page de présentation du guide. Pour choisir entre une ressource de lecture et un accompagnement, partez du degré de soutien dont votre démarche a besoin.
La page d’Alexandra Pouget présente son approche comme articulant le corps, la psychologie profonde et les neurosciences. Ce repère permet de comprendre l’orientation annoncée, puis de la comparer à votre besoin et au format proposé.
Questions fréquentes
Quels sont les 3 types de risques psychosociaux ?
L’EU-OSHA cite notamment la charge de travail, les exigences émotionnelles et le soutien social comme exemples de facteurs psychosociaux associés à la conception et à la gestion du travail, ainsi qu’à ses contextes sociaux et organisationnels (glossaire de l’EU-OSHA).
L’INRS indique qu’une démarche collective de prévention est également nécessaire (prévention des risques psychosociaux).
À quoi sert le questionnaire de Karasek ? L’INRS le présente comme un outil connu pour repérer des facteurs de risque dans un contexte de travail donné (facteurs de risques psychosociaux).
Quel est le format du programme entreprise d’Ombodhi ? Il est annoncé sur 12 semaines, selon la page du programme entreprise.
Ce qu’il faut retenir
Commencez par décrire une situation de travail et les facteurs à examiner, puis privilégiez une démarche collective pour choisir la suite. Une pratique de régulation individuelle peut compléter cette démarche. Si vous ne parvenez pas à définir la prochaine étape sans aide, un accompagnement professionnel est une option à considérer.
Sources
- EU-OSHA, glossaire des risques psychosociaux
- EU-OSHA, risques psychosociaux et santé des personnes salariées
- INRS, conséquences des risques psychosociaux
- INRS, outil « Faire le point RPS »
- INRS, prévention des risques psychosociaux
- INRS, facteurs de risques psychosociaux
- Ombodhi, Alexandra Pouget
- Ombodhi, AMPLIFY
- Ombodhi, programme entreprise
- Ombodhi, guide destiné aux directions
Sources
- Risques psychosociaux : les clés pour agir – Outils et bases de données – INRS, inrs.fr
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Prévention – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Facteurs de risque – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
- Alexandra Pouget – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- AMPLIFY™ – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Programme entreprise – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Ressource offerte – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Conséquences pour le salarié et l’entreprise – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
Les sources consultées sont listées en fin d’article, consultées le 2 octobre 2026. Là où nous n’en citons pas, c’est notre avis, et nous l’écrivons comme tel.
Cet article donne des repères de choix et notre point de vue. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel sur une situation précise.
Il est publié par Ombodhi, qui a donc un intérêt dans le sujet.