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Prévention des RPS : les 3 niveaux (primaire, secondaire, tertiaire)

Mains posées sur les épaules d'une personne assise, lumière douce dans une pièce apaisante.
octobre 2026

Par la rédaction Ombodhi · Publié le · Mis à jour le · environ 9 min de lecture

Pour prévenir les risques psychosociaux (RPS), le choix dépend du moment et de ce sur quoi il est possible d’agir : les conditions de travail, les ressources des personnes ou le retour après un problème de santé psychologique. La prévention primaire agit sur les causes organisationnelles, la prévention secondaire aide à reconnaître et à gérer les réactions au stress, et la prévention tertiaire vise notamment le traitement, la réhabilitation et le retour au travail selon l’Institut national de santé publique du Québec.

L’essentiel en 30 secondes

  • La prévention primaire s’attaque aux causes organisationnelles du stress selon l’INSPQ.
  • La prévention secondaire aide les personnes à mieux reconnaître et gérer leurs réactions aux situations stressantes selon une fiche de l’INSPQ.
  • La prévention tertiaire peut inclure le traitement, la réhabilitation, le retour au travail et le suivi selon l’INSPQ.
  • Au Québec, les facteurs retenus pour l’analyse comprennent la charge de travail, l’autonomie décisionnelle, la reconnaissance, la justice organisationnelle et le soutien social selon le gouvernement du Québec.
  • Au Québec, Info-Social 811 peut offrir des conseils psychosociaux et orienter vers une ressource appropriée selon la page du service.

Prévention primaire : agir sur les causes avant que le stress n’apparaisse

La prévention primaire agit en amont, en ciblant les causes organisationnelles du stress au travail selon l’INSPQ. C’est le point de départ à privilégier lorsque des difficultés tiennent aux conditions de travail, plutôt que de demander aux personnes de s’y adapter seules.

Les facteurs de risque peuvent concerner l’intensité et l’organisation du travail, les exigences émotionnelles, l’autonomie, les relations de travail, les conflits de valeurs ou l’insécurité d’emploi selon les catégories présentées par Vidal à partir du rapport Gollac. Cette liste aide à situer les difficultés, mais l’action doit porter sur les causes concrètes dans le milieu de travail.

L’Organisation mondiale de la Santé recommande d’évaluer les risques liés aux conditions de travail, puis de les atténuer, de les modifier ou de les éliminer. Elle cite notamment les horaires souples et les dispositifs contre la violence et le harcèlement dans ses recommandations sur la santé mentale au travail. Elle recommande aussi d’associer les travailleurs, leurs représentants et les personnes ayant une expérience concrète des problèmes de santé mentale à l’action menée dans ce même document.

La recommandation éditoriale est de commencer par les causes qui peuvent être changées dans l’organisation. L’INSPQ recommande de privilégier la prévention primaire lorsque c’est possible dans sa fiche sur les activités ou politiques de santé au travail.

Mains empilant des blocs de bois avec précision sur une table éclairée.

Prévention secondaire : outiller les individus pour gérer le stress au quotidien

La prévention secondaire aide les personnes à reconnaître et à gérer leurs réactions face aux situations stressantes selon l’INSPQ. Elle convient à une situation précoce, avant que la maladie apparaisse ou que les symptômes deviennent persistants ou sévères selon l’Institut.

Ces interventions visent à développer les connaissances et les habiletés utiles pour mieux composer avec les réactions au stress selon l’INSPQ. L’OMS recommande également des interventions individuelles pour apprendre à gérer le stress et réduire les symptômes, notamment des interventions psychosociales et des possibilités d’activité physique pendant les loisirs dans ses recommandations.

Ces outils ont davantage de sens lorsqu’ils ne remplacent pas l’action sur le milieu de travail. L’INSPQ indique que combiner les interventions visant les personnes avec celles qui portent sur le milieu et les facteurs de risque à la source maximise les gains de santé dans sa publication sur les risques psychosociaux du travail.

Prévention tertiaire : accompagner le retour après une crise ou un épuisement

La prévention tertiaire s’adresse aux personnes ayant ou ayant eu un problème de santé psychologique et peut inclure un programme de retour au travail selon l’APSAM. Elle vise notamment le traitement, la réhabilitation, le retour au travail et le suivi selon l’INSPQ.

Pour soutenir une reprise après une absence liée à la santé mentale, l’OMS décrit des programmes associant des aménagements ou une reprise progressive à des soins cliniques continus dans ses recommandations sur le retour au travail. Le choix le plus prudent est de coordonner les modalités de reprise avec les soins concernés, plutôt que de traiter le retour comme une simple reprise des tâches habituelles.

La prévention tertiaire vise aussi à réduire les récidives, les incapacités et les complications selon l’INSPQ. Elle ne remplace pas les mesures de prévention sur les causes du problème, qui relèvent de la prévention primaire.

Comment choisir le bon niveau de prévention selon la situation

Choisissez le niveau selon la situation : agissez sur les causes lorsque le problème vient du travail, proposez des outils individuels à un stade précoce et privilégiez un accompagnement adapté après un problème de santé psychologique. Les démarches peuvent se compléter, mais elles ne répondent pas au même besoin.

Pour orienter l’action dans un milieu de travail, l’INSPQ décrit une démarche qui passe par l’information et la sensibilisation, l’évaluation, la prise en charge et le suivi du plan d’action dans sa publication sur les risques psychosociaux du travail. Cette approche permet de relier l’analyse des difficultés aux mesures choisies, plutôt que de commencer par un atelier sans examiner les conditions de travail.

Pour les organisations qui souhaitent un accompagnement structuré, le programme Ombodhi est annoncé sur 12 semaines et comprend des séances individuelles, des modules Amplify Exécutif, un diagnostic RPS, de l’ancrage somatique et l’examen des schémas de fonctionnement selon la présentation du programme. Une autre phase prévoit deux groupes de cinq, des séances de 90 minutes en visioconférence et un passage à l’individuel en semaine 6 sur la même page. La phase finale comprend des modules Amplify Exécutif, des modèles SST, une séance individuelle de clôture et la remise des livrables CNESST selon l’offre présentée.

Le programme s’adresse à un dirigeant seul ou à un dirigeant accompagné d’un à trois managers, et comprend un module SST dont les modalités dépendent de la taille de l’organisation.

Quels sont les six facteurs de risque psychosociaux à surveiller en priorité

Pour l’analyse présentée par le gouvernement du Québec, les six facteurs retenus par la CNESST sont l’autonomie décisionnelle, la charge de travail, la justice organisationnelle, la reconnaissance, le soutien des collègues et le soutien du supérieur immédiat selon la page consacrée à la santé et à la sécurité du personnel de la fonction publique.

Une publication de l’INSPQ énumère sept éléments : charge de travail et contraintes de temps, faible reconnaissance, autonomie et influence limitées, insécurité d’emploi, faible soutien, harcèlement psychologique et faible justice organisationnelle dans sa fiche sur les risques psychosociaux mesurables et modifiables. Les listes ne sont donc pas identiques. Pour votre analyse, partez du cadre qui s’applique à votre démarche et examinez les facteurs présents dans le milieu.

Quand la prévention des RPS ne suffit plus : passer la main à un professionnel

Quand une détresse persiste ou gêne les activités quotidiennes, le recours à des ressources professionnelles est indiqué. Au Québec, le gouvernement recommande de consulter sans attendre d’être incapable d’accomplir ses activités habituelles dans sa page sur les troubles mentaux.

Cet article relève du mieux-être et ne remplace pas un suivi professionnel. Au Québec, Info-Social 811 permet de parler à un professionnel en intervention psychosociale, qui peut donner des conseils et orienter vers une ressource appropriée selon le gouvernement du Québec.

Questions fréquentes

Quels sont les 3 types de prévention des RPS ?

La prévention primaire agit sur les causes organisationnelles, la prévention secondaire aide les personnes à mieux gérer leurs réactions au stress et la prévention tertiaire concerne notamment le traitement, la réhabilitation et le retour au travail selon l’INSPQ.

Quelles sont les 5 mesures de prévention ?

Pour passer de l’analyse à l’action, l’OMS recommande d’évaluer les risques liés au travail, puis de les atténuer, de les modifier ou de les éliminer, et d’associer les travailleurs et leurs représentants aux mesures selon ses recommandations sur la santé mentale au travail.

Quels sont les 6 facteurs de risque psychosociaux ?

Dans l’analyse présentée par le gouvernement du Québec, les six facteurs retenus par la CNESST sont l’autonomie décisionnelle, la charge de travail, la justice organisationnelle, la reconnaissance, le soutien des collègues et le soutien du supérieur immédiat selon cette page gouvernementale.

Quelles sont les 3 mesures de prévention des risques ?

Les trois niveaux sont la prévention primaire, qui vise les causes organisationnelles, la prévention secondaire, qui aide les personnes à reconnaître et gérer leurs réactions, et la prévention tertiaire, qui peut inclure le retour au travail selon l’INSPQ.

Sources

Ce qu’il faut retenir

Pour prévenir les RPS, commencez par l’action sur les causes du travail lorsque c’est possible, puis choisissez des outils individuels ou un accompagnement adapté à la situation. Si un problème de santé psychologique est déjà présent, le retour au travail se pense avec les soins et les aménagements appropriés. Pour les organisations, le programme Ombodhi présente une démarche structurée autour de ces enjeux dans son offre destinée aux entreprises.