Par la rédaction Ombodhi · Publié le · Mis à jour le · environ 7 min de lecture
Actualité : En mai 2025, un article titrait que « le surmenage ne fatigue pas, il dévitalise » et évoquait un symptôme à repérer avant de sombrer. Pour le lecteur qui s’interroge sur les symptômes du surmenage, cette formule rappelle que le sujet ne se résume pas à la fatigue et met l’accent sur le repérage des signes. (Journal des Femmes Santé, 28 mai 2025).
Pour faire le point sur des symptômes du surmenage, partez de changements précis plutôt que de chercher immédiatement une étiquette. Décrivez ce qui vous préoccupe et la situation où cela se produit, puis demandez un avis si vous avez besoin d’aide.
L’essentiel en 30 secondes
- Décrivez vos signes avec des mots simples, sans chercher à poser un diagnostic.
- Séparez ce que vous ressentez de ce que vous observez chez une personne de votre équipe ou dans l’organisation.
- Pour préparer un échange, notez les situations concernées et les activités devenues difficiles.
- Si ces changements vous inquiètent, demandez un avis professionnel sans attendre d’avoir une explication complète.
Quels signes émotionnels et comportementaux peuvent apparaître tôt ?
Au travail, la détresse psychologique peut s’exprimer par l’irritabilité, la tristesse, la fatigue, le découragement ou la dévalorisation de soi, selon l’Institut national de santé publique du Québec.
Une question publiée dans la rubrique « Maudite job! » au sujet du burnout rapporte aussi une baisse marquée d’enthousiasme au travail, évoquée par Lina R. dans sa description personnelle (sa question publiée dans Les Affaires). Cet exemple illustre une façon de décrire un vécu, pas une liste à laquelle chacun devrait correspondre.
Le comportement peut également changer : le NHS cite l’évitement de certaines tâches parmi les changements associés au stress au travail (les changements associés au stress professionnel). Les réactions au stress varient d’une personne à l’autre, rappelle le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.
Pour décrire ce qui se passe, notez les émotions ou les tâches qui vous préoccupent et la situation concernée. Évitez de comparer votre vécu à celui d’une autre personne ou de transformer un signe en diagnostic. Des mots précis rendent plus facile la discussion avec un professionnel.

Quels signes physiques et psychosomatiques faut-il repérer ?
Les manifestations physiques possibles du stress chronique comprennent les maux de tête, les douleurs musculaires ou articulaires, les troubles du sommeil, de l’appétit et de la digestion, ainsi que l’essoufflement, l’oppression et les sueurs inhabituelles, selon l’Institut national de recherche et de sécurité.
Pour en parler clairement, séparez les manifestations au lieu de les résumer par une impression générale. Vous pouvez, par exemple, noter une douleur à part d’un trouble du sommeil ou d’une sensation d’oppression. Cette façon de prendre des notes aide à exposer ce qui vous préoccupe sans en déduire une cause.
Gardez une description concrète : ce que vous ressentez, la situation concernée et les activités que cela complique. Si plusieurs signes vous préoccupent, consignez-les séparément. Il est plus utile de présenter ces éléments tels que vous les vivez que de leur attribuer vous-même une explication médicale.
Quels signes cognitifs peuvent faire penser à un surmenage ?
Le NHS cite les oublis et les difficultés à prendre des décisions parmi les manifestations du stress (les manifestations du stress). Ces éléments peuvent servir de repères pour décrire ce qui vous préoccupe, sans que vous ayez à conclure à un surmenage.
Pour préparer une conversation, notez la décision qui vous a paru difficile ou ce que vous avez oublié, puis précisez le contexte. Si les deux situations se présentent, consignez-les séparément. L’objectif est d’expliquer ce qui s’est passé, pas de déterminer seul l’origine du problème.
Un exemple concret peut aussi aider un professionnel à comprendre votre préoccupation. Si vous ne savez pas quoi demander, commencez par décrire la difficulté et la question à laquelle vous cherchez une réponse.
Quels changements peuvent alerter chez un dirigeant ?
Chez les dirigeants qui vivent un épuisement professionnel, il peut devenir plus difficile de parler de la vision ou de la raison d’être d’un projet, selon un extrait publié dans Les Affaires.
Pour faire le point sur votre propre situation, choisissez un projet concret et notez ce qui vous semble difficile à formuler. Considérez cette difficulté comme un sujet à examiner, pas comme une conclusion sur votre état.
Pour observer ce qui se passe dans une équipe, restez descriptif. L’INRS cite le changement d’attitude, le repli sur soi et le désengagement inhabituel chez un salarié parmi les signaux qui doivent interpeller l’entourage professionnel, sans constituer un diagnostic (les repères de l’INRS sur l’épuisement professionnel).
À l’échelle d’une organisation, une hausse de l’absentéisme ou du roulement du personnel peut alerter sur des risques psychosociaux, indique l’INRS. Distinguez ces indicateurs collectifs des changements concernant une personne. Décrivez le signal et son contexte avant d’en tirer une interprétation.
Surmenage, stress ou épuisement professionnel : comment distinguer les signes ?
Le Gouvernement du Québec décrit le stress comme une réponse physiologique normale (sa page sur le stress, l’anxiété et la déprime). Il présente l’épuisement professionnel comme le résultat d’un stress chronique lié au travail (sa page sur la santé mentale au travail).
Pour le burn-out, l’Organisation mondiale de la Santé cite une distance mentale accrue envers son emploi, ainsi que des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail (la définition du burn-out par l’OMS).
Ces repères aident à préciser ce que vous voulez dire lorsque vous parlez de surmenage : décrivez la situation qui vous préoccupe, son lien avec le travail et votre rapport à votre emploi. Ne cherchez pas à faire entrer chaque signe dans une catégorie. Si vous demandez un avis, exposez les éléments qui vous semblent importants sans vous imposer une étiquette.
Quand le repérage des symptômes appelle-t-il un avis professionnel ?
Si les signes vous préoccupent, demandez de l’aide sans attendre de ne plus pouvoir accomplir vos activités habituelles, conseille le Gouvernement du Québec.
Vous n’avez pas à décider vous-même si ce que vous vivez relève du stress, du surmenage ou de l’épuisement professionnel avant d’en parler. Décrivez plutôt les changements qui vous inquiètent, les activités concernées et les questions auxquelles vous cherchez une réponse.
Au Québec, composer le 811 permet de joindre rapidement un professionnel en intervention psychosociale. En cas de danger immédiat, le Gouvernement du Québec indique le 911 comme ressource d’urgence. Le 9-8-8 est aussi une ressource d’aide au Québec (ressources en santé mentale).
Ce contenu relève du mieux-être et ne remplace pas un suivi professionnel. Si vous cherchez un accompagnement, distinguez bien les offres : le site d’Ombodhi décrit son approche comme du mentorat neurosomatique et de la facilitation, distincts du coaching comme de la thérapie (la description de l’approche). Pour une question de santé, adressez-vous à un professionnel compétent.
Questions fréquentes
Quels sont les signes d’alerte du surmenage du cerveau ?
Les oublis et les difficultés à prendre des décisions peuvent faire partie des manifestations du stress, selon le NHS. Décrivez les situations concernées et demandez un avis professionnel si elles vous préoccupent.
Quels sont les symptômes d’un corps qui lâche ?
Le stress chronique peut s’accompagner de maux de tête, de douleurs musculaires ou articulaires, de troubles du sommeil, de l’appétit ou de la digestion, d’essoufflement, d’oppression ou de sueurs inhabituelles, selon l’INRS. Ces manifestations sont des éléments à décrire, pas un diagnostic à poser seul.
Comment se soigner du surmenage ?
Si les signes vous préoccupent, demandez un avis professionnel sans attendre de ne plus pouvoir accomplir vos activités habituelles, comme le conseille le Gouvernement du Québec. Ce contenu relève du mieux-être et ne remplace pas un suivi professionnel. Au Québec, Info-Social 811, le 9-8-8 et le 9-1-1 sont des ressources d’aide; le Gouvernement du Québec indique le 9-1-1 en cas de danger immédiat.
Quelle est la différence entre un burn-out et un surmenage ?
Le Gouvernement du Québec présente l’épuisement professionnel comme le résultat d’un stress chronique lié au travail (sa page sur la santé mentale au travail). L’OMS cite, pour le burn-out, une distance mentale accrue envers l’emploi et des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail (sa définition). Pour parler de surmenage, décrivez les changements qui vous préoccupent et leur contexte plutôt que de vous attribuer un diagnostic.
Ce qu’il faut retenir
Décrivez séparément les signes qui vous préoccupent, les situations où ils apparaissent et les activités concernées. Si vous cherchez de l’aide, partagez ces éléments avec un professionnel sans attendre d’avoir choisi une étiquette.
Sources
- Connaissez-vous la règle du 42%? – Les Affaires, lesaffaires.com
- 5 indices que votre patron est au bout du rouleau – Les Affaires, lesaffaires.com
- La détresse psychologique au travail : un enjeu préoccupant, inspq.qc.ca
- Work-related stress – NHS, nhs.uk
- CCOHS: Workplace Stress, General, ccohs.ca
- Stress au travail. Effets sur la santé – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
- Get help with stress – NHS, nhs.uk
- Epuisement professionnel ou burnout. Epuisement professionnel ou burnout – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Conséquences pour le salarié et l’entreprise – Risques psychosociaux – INRS, inrs.fr
- Stress, anxiété et déprime | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Bonne santé mentale au travail | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Burn-out an « occupational phenomenon »: International Classification of Diseases, who.int
- À propos des troubles mentaux | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Info-Social 811 | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Santé mentale | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Programme entreprise – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Appel découverte – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Alexandra Pouget – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Hypervigilance : un système nerveux en alerte permanente, mag.ombodhi.ca
Les sources consultées sont listées en fin d’article, consultées le 2 octobre 2026. Là où nous n’en citons pas, c’est notre avis, et nous l’écrivons comme tel.
Cet article donne des repères de choix et notre point de vue. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel sur une situation précise.
Il est publié par Ombodhi, qui a donc un intérêt dans le sujet.