Par la rédaction Ombodhi · Publié le · Mis à jour le · environ 7 min de lecture
Actualité : La Semaine SST 2026 met en lumière des enjeux cruciaux pour les milieux professionnels, notamment la nécessité de repenser l’accompagnement des traumatismes au travail. Cette initiative soulève des questions essentielles sur la manière dont les organisations peuvent intégrer une approche plus sensible et durable face aux souffrances psychologiques de leurs équipes. (www.fiqsante.qc.ca, 30 septembre 2026).
Après un événement éprouvant au travail, la priorité est de distinguer ce qui s’est passé, la façon dont chaque personne y a été exposée et le type d’aide à mobiliser. Ces repères permettent d’aborder la prévention sans confondre soutien au travail et prise en charge professionnelle.
L’essentiel en 30 secondes
- Décrivez la situation avant de tirer des conclusions sur ses effets.
- Précisez comment les personnes concernées y ont été exposées.
- Examinez les mesures de soutien et le protocole adaptés à votre milieu.
Semaine SST 2026 : ce que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec définit comme événement potentiellement traumatique
La FIQ inclut dans les événements potentiellement traumatiques l’exposition au décès ou au risque de décès d’une personne, à une blessure grave, à une menace de mort ou à la violence sexuelle, selon sa définition publiée pour la Semaine SST 2026.
Les professionnelles en soins figurent parmi les professions les plus à risque d’être exposées à ces événements au Québec, selon la FIQ. Pour un milieu de travail, cette donnée invite à examiner les situations susceptibles d’exposer les équipes et à prévoir comment leur apporter du soutien.
Les formes d’exposition aux traumatismes reconnues
Pour cerner une exposition, distinguez l’événement vécu directement, celui dont la personne a été témoin, celui arrivé à un proche et l’exposition répétée à des détails dans le cadre du travail, quatre types d’événements décrits dans l’Enquête sur la santé mentale et les événements stressants, 2023.
Cette distinction aide à poser des questions concrètes : la personne a-t-elle vécu l’événement, en a-t-elle été témoin, en a-t-elle appris la survenue à un membre de sa famille proche ou à un ami proche, ou a-t-elle été exposée à plusieurs reprises à des détails dans son travail ? Ces situations ne doivent pas être confondues avec un diagnostic. Elles peuvent plutôt aider à décrire le contexte et à déterminer quel soutien envisager.
Les urgences, la psychiatrie et les CHSLD
La FIQ désigne les urgences, la psychiatrie et les CHSLD comme des départements particulièrement critiques dans sa page sur la Semaine SST 2026, sans présenter cette liste comme un classement comparatif.
Pour un gestionnaire de ces milieux, le point de départ concret est de décrire les situations qui préoccupent l’équipe et les formes d’exposition en cause. Cette description aide à choisir les questions à examiner dans le protocole de prévention, plutôt qu’à appliquer une réponse identique à toutes les situations.
Ce que la Semaine SST 2026 change pour les dirigeants et cadres en matière de prévention des risques psychosociaux
Pour les dirigeants, l’utilité d’une démarche de prévention se mesure notamment à sa capacité à prendre en compte les risques psychosociaux propres au milieu. Dans le Bas-Saint-Laurent, la programmation de la Semaine SST 2026 était prévue du 11 au 15 mai, selon Santé Québec. Elle comprenait une présentation sur la prévention, l’identification et la correction des facteurs de risques psychosociaux, d’après la programmation.
Pour comparer les options proposées par Ombodhi, le site présente le programme complet comme un parcours de 12 semaines sur sa page consacrée au programme. Il se décline pour un dirigeant seul ou pour un dirigeant accompagné de 1 à 3 managers, avec un module SST dont les modalités dépendent de la taille de l’organisation (page du programme).

Les cinq signes
Pour repérer des manifestations physiques, le gouvernement du Québec mentionne les palpitations cardiaques, la respiration rapide, les tremblements, les frissons et la transpiration excessive parmi les signes associés à l’état de stress post-traumatique, sur sa page consacrée à cet état.
Ces repères ne remplacent pas une évaluation professionnelle. Pour les ressources humaines, il est plus prudent de décrire ce qui préoccupe l’équipe et de proposer un échange avec la personne concernée plutôt que de lui attribuer un diagnostic.
Comment les outils de l’APSAM pour la gestion des événements traumatiques s’appliquent aux milieux non médicaux
Les outils de l’APSAM peuvent être adaptés à des réalités professionnelles différentes : l’association a adapté ses pages sur le stress post-traumatique à la réalité des chauffeurs d’autobus, comme elle l’indique sur ces pages.
Pour un milieu non médical, l’exemple de protocole présenté par l’APSAM doit être adapté à la réalité du lieu de travail plutôt qu’appliqué tel quel, précise un document daté du 17 septembre 2025. Les premiers soins psychologiques recommandés par l’APSAM désignent des actions visant à réduire la détresse initiale et à favoriser l’adaptation des personnes confrontées à des événements potentiellement traumatiques, selon sa description des PSP.
Quand la régulation du système nerveux ne suffit pas : les limites de l’accompagnement neurosomatique
Un accompagnement de mieux-être ne doit pas être confondu avec un traitement psychologique. L’Ordre des psychologues du Québec présente la psychothérapie comme un traitement psychologique et indique qu’un permis est nécessaire pour la pratiquer, sur sa page consacrée à la psychothérapie.
La régulation du système nerveux ne doit pas être présentée comme un substitut à une prise en charge adaptée : l’Organisation mondiale de la Santé indique qu’il existe des traitements efficaces contre le trouble de stress post-traumatique, dans sa fiche consacrée au TSPT. Cet article propose des repères de mieux-être au travail et ne remplace pas un suivi professionnel.
Un contenu publicitaire publié par Le Devoir rapporte des résultats préliminaires selon lesquels les rencontres de désamorçage entre collègues, le soutien du gestionnaire et la possibilité de rencontrer un psychologue ont un effet positif sur la santé psychologique de policières et policiers, selon les résultats qui y sont cités. Pour une organisation, ce repère rappelle l’intérêt d’examiner à la fois le soutien entre collègues et les options d’accompagnement professionnel.
Ce que les dirigeants retiennent de la Semaine SST 2026 pour leur performance durable
Le présentéisme mérite d’être pris en compte dans l’analyse des risques au travail : l’INSPQ indique qu’il peut se traduire par une productivité moins élevée et par des risques accrus d’erreurs, de bris ou d’accidents de travail, dans sa publication sur les risques psychosociaux et les risques mesurables pour la santé.
Pour les dirigeants, l’étape utile consiste à examiner les conditions de travail et les soutiens disponibles, en tenant compte des situations propres à leur organisation. Une réponse pertinente commence par des éléments concrets : les événements qui préoccupent l’équipe, les personnes exposées et les ressources auxquelles elles peuvent avoir recours.
Questions fréquentes
Quels sont les 3 types de traumatismes ?
Il est plus précis de parler de modalités d’exposition que de types de traumatismes. Selon l’Enquête sur la santé mentale et les événements stressants, 2023, les situations décrites comprennent vivre directement un événement, en être témoin, apprendre qu’il est arrivé à un proche, ou être exposé à ses détails à plusieurs reprises au travail, selon la liste présentée dans l’enquête.
Est-ce que le choc émotionnel est reconnu comme un accident du travail ?
Pour obtenir une réponse sur la reconnaissance d’un choc comme accident du travail, transmettez votre situation à l’organisme chargé de votre dossier et demandez quels éléments fournir. Décrivez l’événement et les conséquences qui vous préoccupent, sans présumer du résultat de l’évaluation.
Comment se comporte une personne traumatisée ?
Un comportement isolé ne permet pas, à lui seul, de décrire l’état d’une personne. Si vous êtes préoccupé, notez les changements qui vous inquiètent et proposez un échange respectueux ainsi qu’un recours à un professionnel.
Quels sont les 5 signes d’un traumatisme psychologique ?
Le gouvernement du Québec mentionne cinq manifestations physiques associées à l’état de stress post-traumatique : palpitations cardiaques, respiration rapide, tremblements, frissons et transpiration excessive, sur sa page consacrée à cet état.
Ce qu’il faut retenir
Pour avancer, partez des situations concrètes, distinguez les formes d’exposition et adaptez le protocole à votre milieu. Lorsque les préoccupations dépassent le cadre du soutien au travail, orientez la personne vers un professionnel.
Sources
- Semaine SST 2026 – Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, fiqsante.qc.ca
- Programme de gestion globale des événements traumatiques au travail | APSAM, apsam.com
- Stress post-traumatique | APSAM, apsam.com
- Recherche universitaire : la santé psychologique des travailleurs à risque est une priorité | Le Devoir, ledevoir.com
- Le Quotidien : Enquête sur la santé mentale et les événements stressants, 2023, www150.statcan.gc.ca
- Semaine de la santé et de la sécurité au travail 2026 | Santé Québec Bas-Saint-Laurent, cisss-bsl.gouv.qc.ca
- État de stress post-traumatique (ESPT) | Gouvernement du Québec, quebec.ca
- Programme de gestion globale des événements traumatiques au travail | APSAM, apsam.com
- Qu’est-ce que la psychothérapie? – Ordre des psychologues du Québec, ordrepsy.qc.ca
- Trouble de stress post-traumatique, who.int
- Risques psychosociaux du travail : des risques à la santé mesurables et modifiables, inspq.qc.ca
- Programme entreprise – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
- Appel découverte – Ombodhi Mag, mag.ombodhi.ca
Les sources consultées sont listées en fin d’article, consultées le 1 octobre 2026. Là où nous n’avons pas trouvé de source, nous donnons un conseil général plutôt qu’une règle.
Cet article explique une règle générale. Il ne remplace ni les textes officiels auxquels il renvoie, ni l’avis d’un professionnel sur un produit précis.
Il est publié par Ombodhi, qui a donc un intérêt dans le sujet.